Vente de parts : quand la prépondérance immobilière change tout…

Un entrepreneur décide de vendre ses parts sociales d’une société détenant majoritairement des biens...
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Un entrepreneur décide de vendre ses parts sociales d’une société détenant majoritairement des biens immobiliers.

L’acquéreur lui propose de confier la rédaction du contrat de cession à son conseil habituel. Mais le vendeur rappelle que, s’agissant d’une vente de parts sociales, il n’est pas obligatoire de passer par un professionnel.

Cependant, l’acquéreur hésite : selon lui, l’intervention d’un professionnel du droit et du chiffre est obligatoire.

Qui a raison ?

La bonne réponse est…
L'acquéreur

La loi du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales a renforcé le cadre des cessions de parts de sociétés à prépondérance immobilière. Il est à présent obligatoire de faire intervenir un tiers de confiance. Concrètement, une cession de parts ou d’actions d’une société à prépondérance immobilière devra être constatée, sous peine de nullité, par :

  • un notaire ;
  • un avocat ;
  • ou un expert-comptable, dans le prolongement de sa mission d’expertise comptable.

Pour rappel, une société est dite « à prépondérance immobilière » quand son actif est, ou a été au cours de l’année précédant la cession, principalement constitué :

  • d’immeubles ou de droits immobiliers (usufruit, nue-propriété, etc.) ;
  • et / ou de parts sociales de sociétés elles-mêmes à prépondérance immobilière.
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